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Les Projets Soutenus

La mer suscite des rêves que les acteurs du maritime s’emploient à réaliser par la quête permanente de technologies innovantes afin de profiter pleinement des richesses et des opportunités de business en mer. Les idées visionnaires des grands projets du maritime, repoussent les limites de la vitesse, du large, de la profondeur et des savoir-faire. Aujourd'hui, abouties ou non, elles sont aussi les prémices de marchés qui se développent et seront demain des secteurs clés, autant de facteurs déterminants pour assurer à la France et à ses territoires d'Outre Mer des atouts compétitifs. Elles rassemblent ainsi toute la France, en reflétant l’excellence de ses entreprises et l’audace d’une communauté de professionnels qui portent à l’international des symboles de réussite.

Cluster Maritime Martinique, le partenaire des entreprises au services de vos projets !

Le projet de parc naturel marin est mené par une mission d’étude mise en place par l’Agence des aires marines protégées. Cette équipe, basée en Martinique, est dirigée par M. François COLAS. L’étude et la concertation sont placées sous l’autorité du Préfet de Martinique.

Tout au long du processus de concertation, la mission d’étude va réunir des groupes de travail pour examiner les différentes étapes du projet en vue de le soumettre courant 2017 à enquête publique et consultation auprès des collectivités territoriales et des organismes directement intéressés. 

Les réflexions de ces groupes de travail seront présentées à intervalles réguliers au comité de concertation qui donnera son avis sur les points traités. Lien vers livret proposition.

CONSTRUCTION NAVALE INNOVANTE ET PECHE

PECHE, CONSTRUCTION NAVALE, TRANSFORMATION, EN MARTINIQUE

Prototype de voilier de pêche pélagique de 20 m

 

Note méthodologique :

Cette note concerne les 6 classes de « produits de la mer » suivantes : poissons frais - poissons congelés - filets de poissons congelés - produits salés-séchés et fumés - crustacés - mollusques.

(le poste « conserves de poissons » est exclu)

 

 

1- Le projet s’appuie sur les 4 atouts dont nous disposons

 

ATOUT N°1 UN MARCHE. Nous disposons d’un marché solvable, captif et sous approvisionné.

L’approvisionnement en « produits de la mer » de la Martinique se dégrade.

Les productions martiniquaises s’effondrent et les importations sont de plus en plus difficiles.

- En 1988, les captures des pêcheries et l’aquaculture représentaient un apport de l’ordre de 3 600 tonnes. 5 400 tonnes étaient importées.

Total des approvisionnements à cette époque : 9 000 tonnes, soit 26 kg par habitant.

- En 2018, 900 tonnes étaient capturées et 6 800 tonnes étaient importées.

Total des approvisionnements : 7 700 Tonnes, soit 21 kg par habitant.

 

ATOUT N°2 L’ENERGIE. Nous pouvons remplacer le gasoil par le vent et le soleil

- Le passé et le présent.

Le prix du gasoil détaxé a été multiplié par 4,7 depuis 1996 et son évolution chaotique reste orientée à la hausse.

Les risques de ruptures d’approvisionnement ne doivent pas être minimisés.

Cette augmentation de la charge carburant :

- Participe à rendre non performant le modèle économique des yoles et des quelques navires pélagiques pontés diésel de moins de 12 m.

- Obère la rentabilité de la pêche des vivaneaux sur le plateau de Guyane avec des navires classiques, grands consommateurs d’énergie carbonée.

(3 litres de gasoil par kilo de poisson, 15 000 à 30 000 litres de gasoil par marée de 3 semaines pour capturer 4 à 6 tonnes de vivaneaux).

 

- Le futur.

La loi de transition énergétique impose d’être à 100% autonome en énergie en 2030.

Nous proposons d’utiliser les 2 énergies renouvelables et abondantes que sont le vent et le soleil dans des voiliers de pêche innovants équipés d’hydroliennes, de panneaux photo voltaïques et d’éoliennes, dispositifs adaptés aux conditions climatiques de notre Région.

Ces bateaux innovants, classés en première catégorie, permettront de diviser immédiatement par 10 les quantités de gasoil consommées par kilo de poisson pélagique capturé, tout en poursuivant l’objectif de nous affranchir totalement du gasoil, à terme.

La quasi annulation des dépenses de carburant, qui représentent le 1er ou 2ème poste de charge d’un navire de pêche permettra :

- la compétitivité de nos productions et un retour sur investissement en 3 ans.

- de privilégier la pêche sur «bancs libres» par rapport à la pêche sur DCP.

ATOUT N°3 DEUX ZONES DE PECHE

Nous disposons de 2 vastes zones de pêche en bon état biologique.

- une zone de pêche pélagique de 1 million de km2, dans un rayon de 500 milles à l’EST de la Martinique. (1 mille = 1852 m)

- une zone de pêche aux vivaneaux de 12 000 Km2 en Guyane, située à 700 milles de la Martinique.

 

Le prototype de voilier de pêche pélagique de 20 m n’est pas conçu pour aller sur le plateau de Guyane.

 

ATOUT N°4 LES MARINS ET LE MODELE ECONOMIQUE DES MOINS DE 12m

Nous disposons de nombreux marins qualifiés et expérimentés par 20 ans de pêche en Guyane lors de marées de 3 semaines. Tous sont issus de l’Ecole de Formation Maritime de Trinité.

Ces marins en attente d’embarquement n’iront ni sur les yoles ni sur les pontés diésel de moins de 12m, car ces navires sont des « shakers » épuisants qui n’ont jamais réussi depuis 50 ans à fidéliser les équipages.

Il faut comprendre qu’en Martinique, 88% des jours de l’année, le vent est de force 4 à 6 de secteur EST et lève une houle permanente de 2 m à 3,5 m.

Ces conditions naturelles sont défavorables aux navires de moins de 12m pour des marées de 2 à 5 jours.

 

Les yoles et les navires pontés diésel de moins de 12m en pêche pélagique, correspondent à des modèles économiques qui ne fonctionnent pas.

- ces navires sont des « shaker » épuisants pour les marins, c’est la cause principale des échecs des 85 navires qui sont rentrés en flotte depuis 1960).

- la charge de carburant devient de plus en plus insoutenable (prix multiplié par 5 depuis 1996).

- ces navires sont fréquemment dans une quadruple illégalité : hors des 5 ou 20 milles, souvent dans les ZEE des pays voisins, souvent les navires partent en sous effectif et souvent les marins demandent à ne pas être enrôlés pour bénéficier du RSA.

Cette illégalité récurrente interdit les assurances et les financements.

 

 

2- Le projet consiste à valoriser ces 4 atouts et à servir de plateforme :

- Construire et tester pendant un an un prototype de voilier de pêche pélagique de 20 m, profilé pour la pêche sur « bancs libres », en « pêche fraiche », classé en première catégorie et capable de loger 4 marins et 2 passagers. (élèves de l’Ecole de Formation Maritime et scientifiques)

 

- Développer la construction de navires adaptés à notre Région et répondant à nos objectifs drastiques d’économies de gasoil.

 

- Implanter une « chaudronnerie chantier naval » en Martinique pour l’entretien et la construction.

 

- Développer un armement de pêche pélagique, puis de pêche des vivaneaux sur le plateau de Guyane. Cet armement organisera la vente du poisson jusqu’à la demande finale en privilégiant les micros entreprises de fumage.

 

- Développer la conservation par salage-séchage, à bord du navire prototype et dans une usine à terre.

 

- Utiliser le voilier de pêche pélagique prototype, pour participer à la formation des élèves de l’Ecole de Formation Maritime de Trinité. (stagiaires embarqués)

 

- Utiliser le navire comme plateforme scientifique : mesures permanentes des paramètres physiques et halieutiques de la zone et embarquement de scientifiques.

3- Objectif du projet à l’horizon 2030 / 2035

- construire et exploiter 30 voiliers de 20 m pour la pêche pélagique sur une zone d’un million de km2. Voiliers sans groupe électrogène, sans machine à glace, sans hydraulique, sans froid -20°C, moteur principal de 120 KW. Chaque voilier embarquera 4 marins et pourra héberger 2 passagers, soit des marins en formation, soit des scientifiques.

- construire et exploiter 10 voiliers de 24 m consacrés à la pêche aux casiers des vivaneaux, sur le plateau de Guyane, dans la zone des 70 m à 130 m de profondeur, zone pratiquement vierge de toute exploitation. Voiliers avec moteur principal de 300 KW, groupe électrogène de 100 KW, machine à glace 2 tonnes par jour 12 KW, hydraulique 22 KW, froid 0° C 6KW, froid -20°C 3 KW. Chaque voilier embarquera 7 marins et pourra héberger 2 passagers, soit des marins en formation, soit des scientifiques.

4- Effets induits à l’horizon 2030 / 2035

- 350 emplois qualifiés permanents.

- 2 000 à 2 500 tonnes de poissons capturés chaque année.

- 20 millions d’euros de CA annuel en valeur finale.

- 12 millions d’euros de salaires bruts versés annuellement.

- 12 millions d’euros d’économie réalisée annuellement sur les importations de poissons.

- 3 millions d’euros d’économie de gasoil par an.

Pour un investissement global sur 15 ans de l’ordre de 35 millions d’euros.

 

Chantier Naval de Martinique : gérant associé François TOURNIER (06 96 45 40 94) chantiernavaldemartinique@gmail.com

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